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SPIRITUALITÉ(S) - YOGA : Parcours


En février 2021, j'entamais ma quatorzième année d'enseignement du Hatha Yoga. Ma formation de professeur de Yoga a débuté avec beaucoup de réticence en février 2007... et quatroze ans après elle se poursuit toujours. Voici comment devenir professeur de Yoga quand on ne le veut pas ! Pour en savoir plus : www.yogaavecsebastien.com et https://www.eversports.be/s/yoga-avec-sebastien


International Yoga Day - Disneyland Paris - 2019



ENSEIGNER LE YOGA, ICI ET AILLEURS...


Que ce soit à Sciences-Po Paris, dans les ashrams et centres de Yoga Sivananda, aux quatre coins de Paris pour les clubs fitness HealthCity, à l'Institut d'étude du Bouddhisme Tibétain Vajra Yogini, à l'Institut Yeunten Ling de Huy, en Belgique, au Yoga Day de Bruxelles en 2018, à l'International Yoga Day à Disneyland Paris en 2019, ou aux pieds de l'Himalaya en 2020 j'ai toujours pris beaucoup de plaisir à voir mes élèves découvrir et approfondir cette pratique puissante qu'est le Hatha Yoga. Mais tout n'a pas toujours été si rose...


Si j'ai commencé le Yoga lors d'un séminaire donné par le très célèbre Deepak Chopra, à Genève au début des années 2000, c'est en 2007 que j'ai reçu mon premier diplôme officiel de professeur.

De façon très égoïste et auto-centrée, j'étais parti en Inde pour m'immerger totalement dans cette pratique, uniquement pour le bien-être de ma petite personne mais surtout pas pour devenir professeur de Yoga !

Je suivais donc la formation de professeurs de l'école Sivananda avec l'idée que cela me permettrait de pratiquer douze heures par jour mais - je dois l'avouer - les cours d'enseignement donnés l'après-midi ne m'intéressaient que très vaguement...

Formation de professeurs Sivananda - Vrindavan/Inde - 2007



Hélas - à l'époque -, mes maîtres m'observaient enseigner "de force" lors de ma formation. Ils m'ont alors immédiatement mis le grappin dessus : "Dès que tu rentreras à Paris, tu enseigneras bénévolement au Centre !"


" Horreur ! Malheur ! Je les laisserai chanter... mais jamais je n'enseignerai ! Je dois déjà m'occuper de moi, de moi et encore de moi, alors les autres..."


J'avais cependant un gros avantage, le bénévolat ne me posait aucun problème dans la mesure où il me semblait que la cause le justifiait.


À peine de retour à Paris, leur demande ne se fait pas attendre et on me propose de devenir professeur au Centre Sivananda. Mais avant cela, je devrai assister un professeur professionnel sur une dizaine de cours, histoire de me mettre en conditions réelles.


"Ok, ! J'assiste un prof, mais après, terminé !"


Sans trop comprendre comment, je me retrouve un mois plus tard à enseigner à une salle pleine !


Pour mon plus grand malheur, le cours plaît beaucoup et on me demande alors de revenir la semaine suivante... Je n'arrive pas à dire non.


"Pfff... Ça marche pour un cours par semaine, mais alors juste un cours par semaine... Non mais quel karma de merde..."


Et puis comme ça se passe plutôt bien au Centre, j'accepte de donner quelques cours particuliers à des amis proches, histoire de me faire un peu d'argent de poche.


Le Centre Sivananda me propose ensuite d'animer des stages pour débutants, des ateliers Posture sur la Tête, des cours avancés et de poser pour des catalogues...



Ma vie dans la communauté Sivananda - Paris/Orléans/Vrindavan - à partir de 2004



Je dis oui à tout sans trop savoir pourquoi. À aucun moment je n'ai la sensation qu'il s'agit pour moi d'une vocation ! Oui, je recule toujours un peu... Je me considère alors comme un mauvais garçon qui commence à dire non un peu trop souvent.


Ce petit manège dure jusqu'en 2012 où une collègue extrêmement professionnelle et bienveillante me propose de la remplacer pour donner des cours à Sciences Po. Paris. Je devrai aussi évaluer les élèves en vue de créditer leur diplôme de quelques points.


" Sciences Po. Paris ? Ouh, mais c'est prestigieux, non ? Ok ! Pourquoi pas... "


Malgré tout, je ne suis pas fou et je vois bien que mes élèves sont extatiques à la fin des séances : le Yoga leur fait un bien dingue, ils viennent me voir pour témoigner de nombreux changements, certains veulent savoir si j'enseigne ailleurs...


Je commence alors à comprendre que j'ai peut-être cette aptitude à partager les bénéfices que la pratique m'a apporté à moi-même. Finalement, c'est peut-être cela que les maîtres avaient senti quelques années auparavant.


"Oui, finalement, peut-être qu'un jour je serai professeur de Yoga..." (Sans m'en rendre compte, cela fait pourtant déjà 4 ans que j'enseigne... No comment...)


Et là tout s'enchaine très vite. Ma carrière de comédien avait plutôt bien démarré (oui, il m'arrive encore de temps en temps de jouer la comédie) mais voilà qu'elle est au point-mort depuis un moment, il va falloir que je trouve du boulot !


Un club de sport HealthCity ouvre dans mon quartier, je présente une vidéo de ma pratique - histoire de dire que j'ai l'air de chercher du travail - à une directrice fitness très réceptive : "Vous commencez demain !"


"Eh merde..."


Et voilà comment, petit à petit, je me retrouve à donner jusqu'à... 17 cours par semaine !


J'avoue avoir été pris un peu par surprise par ce grand mouvement imprévu. Mais j'allai grâce à cela aider des personnes à mieux appréhender leur corps tout en vivant totalement de mon activité ! L'éthique, l'aide bienveillante et les finances en un seul package... il y avait là quelque chose qui faisait vraiment du sens.


Aujourd'hui, je ne suis toujours pas sûr d'avoir "la vocation". Mais je trouve la plus grande des motivations à aider mes élèves à se dépêtrer de leur corps ou à les porter vers de nouveaux horizons de bien-être.



Semaine de révision des professeurs Sivananda - Neuville-aux-Bois - 2012



Ma grande passion pour toutes les spiritualités, les religions et certaines traditions ésotériques me permet également d'accéder à certains hauts lieux de l'enseignement du Bouddhisme tibétain, en Europe mais aussi en Inde.


J'ai la chance d'enseigner tous les étés à l'Institut Vajra Yogini, dans le sud de la France et tous les hivers à l'Institut Yeunten Ling, à Huy, en Belgique lors de stages accueillant de très nombreux participants.



Stage au profit de l'Institut Yeunten Ling - Huy/Belgique - 2018



C'est en 2020 que j'ai été invité à guider ma première retraite de Yoga, aux pieds de l'Himalaya, en Inde, au coeur de l'ancien royaume du Sikkim.



Retraite de Yoga au Sikkim - Inde - 2020



2021 sera l'année où je formerai des professeurs pour la première fois lors de la formation de professeurs de 200 heures de Karma Yoga donnée en Belgique.


Beaucoup de personnes pensent que je suis obsédé par le Yoga alors que ce n'est absolument pas le cas. Même si je n'ai de cesse d'apprendre et d'étudier de nouvelles techniques, de lire, de participer à des stages... Après tout il s'agit de mon métier !


Mais il y a bien longtemps que tout ceci devenu très "quotidien" pour moi - je n'ose pas dire routinier. La pratique et l'enseignement du Yoga représentent tout au plus 10 % de mes journées, même si c'est devenu mon activité professionnelle principale. Le reste du temps, je n'en parle jamais et j'évolue très souvent dans des milieux et des univers à l'exact opposé de cette philosophie !


Mais quel bonheur de voir des élèves débuter, progresser, et découvrir qu'ils ont le pouvoir de se défaire de leurs limitations physiques par leur seule pratique personnelle !


J'ai enfin compris que le Yoga ne devait pas être pour moi un outil de satisfaction personnelle mais bien un moyen de contribuer au bien-être des autres ! Merci mon Dieu ! Il était temps !


Après près de vingt ans de pratique et quatorze d'enseignement, voilà donc où en est ma relation avec le Yoga : grâce à cette technique j'ai eu la possibilité d'aider des milliers de personnes à reprendre le contrôle de leur corps et à améliorer leur quotidien. Ils peuvent ainsi réaliser de grandes choses sans avoir sans cesse à penser à des douleurs ou des contraintes physiques.


Et jusque à la fin de cette vie, il y a de grandes chances que je continue à enseigner même si je serai toujours conduit vers d'inconnus horizons, des passions nouvelles ou de grandes réalisations dans des domaines tous plus variés les uns que les autres.


Ce doit être là le devoir de transmettre aux autres ce qui nous a nous-mêmes transformés.